"Bonne nouvelle : j'en ai marre des grosses bites et désormais c'est à toi que je pense continuellement."
Imad Rahman - Micro-ondes
La phrase qui tue

Imad Rahman - Micro-ondes - "Bonne nouvelle : j'en ai marre des grosses bites..."

publié le 8 décembre 2009

Les années passent et rien n'y fait, les perdants auront toujours une place de choix sur web-et-cinema.com, et pas seulement lorsque ces perdants sont magnifiques. Nous ne sommes pas près de leur dresser des tombeaux.
Il était une fois en Amérique
Il était une fois en Amérique, une histoire...

Après une plongée de deux mois en apnée dans une série télévisée (Mad Men) dont le héros Don Draper a pour nom de baptême Dick, cette phrase d'Imad Rahman s'imposait.
De même que l'image d'Il était une fois en Amérique, allez savoir pourquoi.

J'avais lu Micro Ondes à l'époque de sa parution (2004) et une rapide recherche sur internet nous informe qu'Imad Rahman n'a pas publié de nouveau texte depuis.
C'est fort dommage car le portrait du héros, Kareem Abdul-Jabbar, acteur d'origine pakistanaise vivant aux Etats-Unis après le 11 septembre était dans mon souvenir savoureux. L'homme est cantonné aux rôles de criminels dans la série America's Most Wanted.
Son talent n'est reconnu que par les forces de l'ordre. Il est arrêté par les flics car il ressemble au portrait robot d'un dangereux criminel dont il vient de jouer le rôle.

Micro-ondes ne semble pas avoir été adapté au cinéma. Pourtant la rencontre entre le héros, sorte de Bill Murray pakistanais jeune, et une cohorte de personnages qu'on croirait sortis de l'univers de Harry Crews, aurait fait des merveilles à l'écran. La bande son ? Un mélange de Beck et The apartments (Here's to the losers).

Voici quelques phrases tirées de ce livre : "Ma petite dame, l'homme que je suis en ce moment aime à piquer des têtes sur des pieux." "Quand on regarde une personne dans les yeux plus de trente secondes, il faut se tenir prêt à se battre ou à faire l'amour."
"Vous passez toute votre existence à interpréter quelqu'un d'autre, alors quand vous vous voyez dans la glace et que vous vous reconnaissez finalement comme étant vous, merde, autant mourir."

Bref, ce livre est très drôle.

La phrase qui tue se trouve dans la première page du livre. On est ainsi d'emblée dans l'empathie et l'identification du lecteur au personnage principal est gagnée. La phrase est tirée d'une lettre que reçoit le héros, accompagnée d'un ticket de bus pour rejoindre son ex, responsable de la missive, dans l’Ohio. Imaginez-vous un instant recevant cette lettre et quelle serait votre réaction...



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